Posté le 27/01/12 à 14:37
| Modifié le 27/01/12 à 14:38
14:30 - Etats-Unis: PIB T4 +2,8% en termes annualisés (1ère estim) (DowJones)
14:30 - Etats-Unis: indice PCE +0,7% au T4 (DowJones)
14:30 - Etats-Unis: indice PCE de base +1,1% au T4 (DowJones)
14:30 - Etats-Unis: consommation des ménages +2,0% au T4 (DowJones)
US / Eco : légère déception sur la croissance américaine 27/01/2012 14:30
D'après le Département américain au Commerce ce vendredi, la croissance du PIB des Etats-Unis pour le dernier trimestre 2011 est ressortie sur un rythme annualisé de 2,8%, contre un consensus de place de 3% parmi les économistes. L'indice de prix rattaché au PIB a progressé au rythme de 0,4%, contre +2% de consensus. Il s'agissait de la lecture avancée du PIB du 4ème trimestre aux USA, autrement dit de sa première estimation gouvernementale. Sur la précédente période, la croissance ressortait à 1,8%, avec 2,6% de hausse de l'indice de prix.
14:38 - Draghi: le marché de la dette non sécurisée semble ouvert partiellement rouvert (DowJones) 14:38 - Draghi: pas de preuve que le LTRO finance l'économie réelle pour l'instant (DowJones)
tu annules celui de février alors ?????????????????????
Nette accélération de la croissance américaine fin 2011
La croissance économique des Etats-Unis s'est accélérée au quatrième trimestre, où elle a atteint 2,8% en rythme annualisé. Mais cette hausse du PIB sur les six derniers mois de l'année n'a pas compensé les effets du ralentissement du premier semestre : sur l'ensemble de 2011, la croissance n'a atteint que 1,7%, après avoir été de 3% en 2010.
Posté le 27/01/12 à 17:00
| Modifié le 27/01/12 à 17:03
Bonjour a tous,
un peu de lecture qui ne vous fera pas de mal.........
Acte III de la tragédie grecque : la BCE dans la tourmente
Cécile Chevré
Comme toute bonne tragédie, celle de la faillite de la Grèce se déroule en plusieurs actes. Et plus l'action se déroule sous nos yeux et plus cela devient tragique.
Voici un résumé des épisodes précédents :
- Acte I (mai 2010) : La Grèce est menacée de faire faillite. Il est demandé à un peu tout le monde de faire un effort. Le gouvernement grec doit adopter une politique de rigueur (de plus en plus stricte d'ailleurs), les Etats de la zone euro, la BCE, le FMI et toute une kyrielle de créanciers privés prêtent de l'argent à la Grèce pour lui permettre de faire face à ses besoins en recapitalisation.
- Acte II (juillet 2011) : Malheureusement, tout ne se passe comme prévu. Malgré (ou à cause) d'importantes coupes budgétaires, la croissance grecque est atone, l'endettement s'envole, les rendements explosent. Bref : pas assez d'argent qui rentre et beaucoup d'argent qui doit être remboursé, c'est la panique.
La Grèce est alors en faillite manifeste mais non officielle. Pour éviter la débandade générale, la "troïka" (BCE, FMI, UE) décide de voler une nouvelle fois au secours de la Grèce en faisant accepter aux créanciers privés une décote (plus ou moins un non-remboursement) sur les dettes grecques.
- Acte III (fin octobre 2011) : Maintenant qu'il est entendu qu'il va falloir s'asseoir sur une partie de son argent, il faut maintenant décider qui et combien...
Et là, évidemment, cela se complique.
Les créanciers privés de la Grèce (essentiellement des banques et des fonds de pension) ont déjà plusieurs fois menacés de quitter la table des négociations. Au départ, ils étaient censés accepter une décote de 50%. Objectif : faire passer l'endettement grec de 160% à 120% d'ici à 2020 (ce qui entre nous, n'est déjà pas la panacée).
Or d'après les dernières projections, une telle décote ne permettrait pas d'atteindre l'objectif. Il faudrait que le secteur privé accepte une décote bien plus importe (de 70% à 80%). Aux dernières nouvelles, ils ne sont pas vraiment enthousiasmés par un tel sacrifice.
Ajoutez à cela que la pression monte : la Grèce, nous vous en avions déjà parlé, va bientôt devoir rembourser 14,5 milliards d'euros de dettes. Milliards qu'elle n'a évidemment pas. Elle est donc soumise à l'acceptation du FMI de lui verser la prochaine tranche d'aide. Ce que le Fonds rechigne à faire tant qu'un accord n'a pas été trouvé entre ses créanciers et la Grèce.
Jusque-là, c'était déjà bien compliqué mais voici qu'un nouveau rebondissement bouleverse la donne.
Les créanciers privés essaient de pousser la BCE à accepter elle aussi une décote sur les créances dettes qu'elle détient. Jusqu'à présent, la BCE fait la morte. Pourquoi ?
Eh bien parce qu'une telle acceptation l'ébranlerait jusqu'à ses fondements.
La BCE détient pour environ 45 milliards de dettes grecques.
Or l'institution de Francfort est une des banques à plus fort effet de levier au monde. Qu'est-ce que cela signifie ? Tout simplement que le ratio entre ses fonds propres (l'argent qu'elle détient réellement) et ses actifs (l'argent qu'elle a prêté + les créances douteuses de pas mal de banques et d'Etats européens) est tout simplement énorme.
Plus ce rapport (dit effet de levier) est important, plus la banque est fragile.
Voyons ce qu'il en est pour la BCE.
Voici l'évolution des actifs de la BCE (et leur composition). Ils atteignent maintenant plus de 2 500 milliards d'euros (entre 2 700 milliards et 3 000 milliards selon les sources) :
Qu'en est-il de ses fonds propres. Là, cela se complique, car selon les sources, ces fonds propres sont estimés entre 5 et 500 milliards d'euros. Nous sommes donc remontés à la source, la BCE elle-même, qui dans son bilan annuel 2010 annonce 13,3 milliards d'euros de fonds propres.
2 700 milliards d'actifs (j'ai pris une estimation médiane) pour 13,3 milliards de fonds propres ; nous arrivons donc à un effet de levier de 203. A ce niveau-là, la BCE n'est pas une banque, c'est tout simplement le plus dangereux des hedge funds.
Vous comprenez donc pourquoi la BCE ne tient vraiment pas à accepter une décote sur les créances grecques. Imaginons qu'elle doive accepter de perdre 50% des 45 milliards d'euros de dettes grecques qu'elle détient (donc 22,5 milliards) c'est déjà 10 milliards de plus que ses fonds propres.
Que va-t-il se passer ? Pour le savoir, nous sommes allés interroger Mory Doré, qui connaît les banques de l'intérieur. Il résume très bien la situation intenable dans laquelle se trouve la BCE : "On comprend que la BCE ne veuille pas prendre ses pertes sur la Grèce ou sur d'autres papiers toxiques dans son bilan. Elle crée déjà de la monnaie pour refinancer les banques, elle crée de la monnaie pour acheter des dettes PIIGS, si en plus il faut qu'elle crée de la monnaie pour financer les pertes sur ce qu'elle achète... on n'en finira plus d'imprimer à tout va".
A vrai dire, la BCE n'a pas vraiment le choix : elle va devoir imprimer. Surtout si elle est obligée ? comme cela semble de plus en plus probable ? d'accepter de n'être jamais remboursée par la Grèce.
Qu'est-ce que cela signifie pour nous ?
Malgré les déclarations à la fois de Mario Draghi et d'Angela Merkel, la BCE est OBLIGEE d'imprimer. C'est aussi simple que cela.
Et cela ne veut dire qu'une chose : l'or va grimper. Car qui dit impression monétaire, dit risques grandissants d'inflation et donc mouvement massif vers ce refuge AAA qu'est l'or.
Vous doutez encore de l'influence de la politique ultra-expansive des banques centrales sur le cours du métal jaune ? Voici l'évolution du prix de l'once d'or au moment de l'annonce par la Fed qu'elle allait maintenir ses taux à zéro jusqu'à fin 2014 :
Accrochez-vous à votre or, cher lecteur !
Pour aller plus loin aujourd'hui : votre assurance-vie est-elle en danger ? Et l'argent dans tout cela ?
- Vous allez très bientôt entendre parler de Mory Doré : il a passé les assureurs français au crible de véritables stress tests. Lesquels pourront résister à une faillite de la Grèce ? Ou bien à une sortie de la zone euro de l'Allemagne ?
Ajoutons à cela que l'assurance-vie va mal en ce moment. C'est ce que vous explique Simone Wapler dans Protection & Rendements : "Les assureurs sont confrontés à une décollecte, ils vont devoir recapitaliser sous l'effet des nouvelles réglementations et des pertes sur la Grèce et la situation économique risque de s'aggraver. Par ailleurs, ils sont fortement exposés aux banques (dont les actions plongent) au travers de leurs portefeuilles".
"'Le livret A marche sur les plates-bandes de l'assurance-vie', nous indique L'Agefi dans son édition du mardi 24 janvier. En effet, les banques ont un besoin désespéré de capter des dépôts et font les yeux doux aux déposants. Avec des rendements en baisse (environ 3% en 2011 mais frappés de 21,5% minimum de prélèvements), l'assurance-vie se trouve dès maintenant en concurrence directe avec le bon vieux livret".
"Et ce n'est pas fini ! La rentabilité va encore en prendre un coup en 2012, selon les calculs très précis de Mory".
Alors comment protéger votre épargne ?
Surveillez votre boîte email ce week-end, car il existe de solutions...
- "L'or est le meilleur moyen de se protéger de l'inflation, nous sommes d'accord. Mais l'argent ?", me demandez-vous souvent. Le cousin pauvre de l'or semble regagner ses lettres de noblesse, en particulier outre-Atlantique... Est-ce le moment d'acheter ? Nous vous en reparlons dès lundi.
17:45 - Grèce: le responsable grec exclut tout financement supplémentaire de la zone euro (DowJones)
Grèce: Lagarde insatisfaite des propositions des créanciers jusqu'ici
DAVOS (Suisse) - La directrice du Fonds monétaire international Christine Lagarde s'est dite vendredi insatisfaite des propositions des créanciers de la Grèce à ce jour pour effacer une partie de la dette du pays.
La façon dont je vois les choses est que les négociations sont en cours et que clairement, jusqu'ici, il n'a pas été souhaitable que les Grecs acceptent l'offre des créanciers, a affirmé Mme Lagarde sur la chaîne Bloomberg TV, qui l'interrogeait depuis Davos (Suisse).
Mais je suis satisfaite de voir qu'ils sont de retour autour de la table, en train de négocier, et de travailler dur, a-t-elle ajouté.
Interrogée sur ce qu'elle souhaitait voir sortir de ces négociations, Mme Lagarde a indiqué que le FMI était fixé sur l'idée que la Grèce parvienne à une dette de 120% du produit intérieur brut en 2020 tout au plus. Un objectif partagé par le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, qui s'est exprimé en ce sens vendredi à Davos.
Il faut que (la décote) soit considérable, manifestement. Parce qu'on ne fait pas cela de manière répétée, a encore dit Mme Lagarde.
Le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn a affirmé vendredi à Davos que les négociations aboutiraient sans doute ce week-end.
La directrice générale du FMI s'est refusée à parler d'un nouveau prêt du FMI à la Grèce tant qu'elles ne seraient pas conclues.
Nous sommes actuellement sur le terrain, en train de travailler avec les autorités grecques, sur les performances de l'année dernière, du trimestre dernier. Nous ne sommes pas terriblement optimistes quant à ce qui a été fait, a-t-elle souligné.
Mais nous voulons mettre sur pied un programme qui fonctionne pour le pays. Un financement devra l'accompagner, a-t-elle ajouté.
Elle a éludé la question de savoir qui contribuerait et à quelle hauteur. Le pays doit faire beaucoup de choses: des ajustements structurels, un rééquilibrage fiscal qui doit être étalé sur une période adaptée. D'autres pourraient avoir besoin de contribuer, selon des paramètres qui appartiennent à eux et pas au FMI, a-t-elle dit.
Le Fonds a accordé à la Grèce en mai 2010 un prêt de 30 milliards d'euros, qui court jusqu'en mai 2013, et dont deux tiers ont été versés pour le moment. Mais l'institution de Washington a multiplié les déconvenues, devant sans cesse abaisser ses projections économiques et insister auprès d'Athènes pour obtenir les réformes qu'elle recommande.